GLIP : rapprocher la relève ontarienne en construction des véritables défis de l’industrie

Construction ERP

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septembre 16, 2026

GLIP : rapprocher la relève ontarienne en construction des véritables défis de l’industrie

Certaines des meilleures idées en construction viennent de personnes capables de regarder des problèmes connus sous un angle différent.

C’est précisément l’esprit du General’s Lab Innovation Program (GLIP), une initiative à l’échelle de l’Ontario qui met en contact des étudiants de niveau postsecondaire avec de véritables défis auxquels fait face l’industrie de la construction.

Présenté par American Global et l’Ontario General Contractors Association (OGCA), et coordonné par l’entremise du comité d’innovation de l’OGCA, le GLIP réunit des étudiants, des entrepreneurs généraux, des professionnels de la technologie, des établissements d’enseignement et des mentors de l’industrie autour d’un objectif commun : développer des solutions concrètes à de vrais problèmes de construction.

Le programme va bien au-delà d’un simple exercice scolaire.

Le GLIP ne se définit ni comme un concours, ni comme un hackathon, ni comme une simulation. Les étudiants suivent plutôt un processus de développement structuré à partir de défis identifiés par des entrepreneurs membres de l’OGCA. Leur objectif n’est pas seulement de présenter une idée intéressante, mais de proposer une solution qui pourrait réellement être mise en œuvre dans l’industrie.

De vrais problèmes de construction

Le GLIP se concentre sur trois grands enjeux qui touchent actuellement le secteur :

  • Optimisation de la productivité
  • Innovation en matière de sécurité
  • Solutions en matière de durabilité

Les entrepreneurs identifient des problèmes réels auxquels ils sont confrontés. Ces défis sont ensuite confiés à des équipes multidisciplinaires formées d’étudiants provenant de collèges et d’universités de l’Ontario.

Les participants peuvent étudier en gestion de la construction, en ingénierie, en informatique, en administration ou dans d’autres disciplines. Chaque équipe est jumelée à un mentor d’expérience provenant de l’industrie, qui l’aide à comprendre les réalités pratiques derrière le problème.

Ce mentorat constitue un élément clé du GLIP.

Une solution peut sembler excellente sur papier, mais échouer si elle est trop coûteuse, difficile à utiliser, peu pratique sur un chantier ou mal adaptée aux méthodes de travail des entreprises de construction.

Les mentors aident les étudiants à évaluer leurs hypothèses en fonction de facteurs comme les coûts, les échéanciers, la sécurité, l’approvisionnement et la constructibilité.

Pour les étudiants, il s’agit d’une expérience difficile à reproduire dans une salle de classe.

Dix équipes et des idées impressionnantes

Dix équipes ont accédé à la deuxième phase du programme 2026. Elles regroupaient des étudiants provenant notamment du Collège Algonquin, de George Brown Polytechnic, du Centennial College, de l’Université Queen’s, de l’Université Carleton, de l’Université Western et du Cambrian College.

Leurs projets portaient sur une grande variété de défis en construction.

Les équipes ont exploré, entre autres, l’intelligence artificielle appliquée aux rapports de sécurité, le bien-être de la main-d’œuvre, l’automatisation du routage des systèmes mécaniques et électriques, la surveillance environnementale, l’utilisation des équipements, la gestion des connaissances de projet et les matériaux de construction à plus faible empreinte carbone.

Plusieurs équipes sont allées bien au-delà de la recherche en développant des prototypes, des logiciels, des essais de matériel et des démarches de validation auprès de l’industrie.

C’est l’une des grandes forces du GLIP.

On ne demande pas simplement aux étudiants d’imaginer à quoi pourrait ressembler la construction de demain. On leur demande de contribuer directement à la bâtir.

Former de jeunes professionnels de la relève

Les étudiants qui ont participé au GLIP ont consacré environ huit mois à travailler sur de véritables problématiques de l’industrie aux côtés de professionnels expérimentés de la construction.

Pendant cette période, ils ont dû effectuer des recherches, défendre leurs idées, recevoir des commentaires critiques, revoir leur approche et, finalement, présenter leurs solutions à des représentants de l’industrie.

Ces expériences contribuent à transformer des étudiants talentueux en jeunes professionnels de la relève.

Elles leur permettent également de découvrir une facette de l’industrie de la construction qu’ils n’auraient peut-être pas envisagée auparavant.

La construction moderne repose de plus en plus sur les logiciels, les données, l’intelligence artificielle, le BIM, l’automatisation, l’analytique, les sciences de l’environnement et les technologies connectées utilisées sur les chantiers.

Le GLIP permet ainsi à des étudiants issus de disciplines très différentes de constater comment leurs compétences peuvent trouver leur place dans le secteur de la construction.

La réaction des collèges et des universités de l’Ontario a également été très positive. Le programme a été si bien accueilli que certains établissements ont commencé à intégrer le GLIP à leur programme d’études, faisant ainsi évoluer le concept d’une activité parascolaire vers une véritable expérience de formation reconnue.

Cela pourrait devenir l’une des retombées les plus importantes du GLIP à long terme.

L’industrie derrière le GLIP

Le GLIP bénéficie du soutien d’un vaste groupe d’organisations qui ont contribué par leur financement, leur mentorat, leur expertise et leur accès au milieu de la construction.

American Global a joué un rôle central dans le développement et la gestion du programme, tandis que l’OGCA a contribué à rapprocher le GLIP de la communauté des entrepreneurs généraux de l’Ontario. Les deux organisations ont fourni un appui au niveau de la direction, tandis que l’équipe de programme d’American Global a aidé à faire progresser l’initiative depuis l’identification des défis jusqu’à la présentation finale.

Le programme 2026 a également souligné la contribution de partenaires tels que Alberici Constructors, Eastern Construction, GEN-PRO, Highline Beta, Maple Reinders, la Surety Association of Canada et TESC Contracting, ainsi que celle de plusieurs autres organisations de soutien.

Tout aussi importante a été la contribution des nombreux mentors de l’industrie qui ont donné de leur temps et partagé leur expérience avec les équipes étudiantes.

Maestro Technologies et le GLIP

Maestro Technologies était fière de faire partie de cette communauté de mentors.

Michael Rennie, directeur du développement des affaires chez Maestro Technologies, a participé au GLIP à titre de mentor, mettant à profit son expérience auprès d’entreprises de construction dans les domaines de l’estimation, de la gestion de projets, du calcul des coûts de chantier, de la comptabilité et des technologies utilisées sur le terrain.

Michael a travaillé directement avec l’équipe Algonquin Incubator du Collège Algonquin.

Leur projet s’attaquait à un problème bien connu des entreprises de technologie de construction : l’information répartie entre plusieurs systèmes qui ne communiquent pas toujours entre eux.

Les échéanciers, les codes de coûts, les renseignements sur l’approvisionnement, les rapports de chantier et d’autres données de projet sont souvent conservés dans différentes applications et bases de données. Il devient alors difficile pour les entrepreneurs d’obtenir une vue d’ensemble complète.

L’équipe d’Algonquin a développé UNOX, un cadre conçu pour relier les données provenant des modèles BIM, des échéanciers, des rapports de chantier et des informations de conformité afin qu’elles puissent contribuer à une meilleure intelligence de projet.

Pour Maestro et Michael Rennie, le rôle n’était pas de promouvoir un produit particulier ni d’orienter les étudiants vers une solution Maestro.

La valeur de leur participation consistait plutôt à apporter un contexte réel provenant de l’industrie, à remettre certaines hypothèses en question et à aider l’équipe à réfléchir à la façon dont ses idées pourraient fonctionner au sein d’une véritable entreprise de construction.

Ce type d’échange profite aux deux parties.

Les étudiants ont accès à des décennies d’expérience dans l’industrie, tandis que des entreprises comme Maestro peuvent observer comment la prochaine génération de professionnels de la construction aborde la technologie, l’information et la résolution de problèmes.

Bien plus qu’un programme étudiant

Le programme GLIP 2026 s’est conclu par sa présentation finale, le 25 août au Limberlost Place à Toronto, où les équipes ont présenté les résultats de plusieurs mois de travail à des représentants de l’industrie de la construction.

Mais le véritable succès du GLIP se mesurera probablement sur une période beaucoup plus longue.

Certaines de ces idées pourraient devenir des produits. Certains de ces étudiants deviendront peut-être un jour des dirigeants d’entreprises de construction, des ingénieurs, des gestionnaires de projets, des entrepreneurs ou des leaders en technologie.

Et certains se rappelleront peut-être du GLIP comme de l’expérience qui leur a permis de découvrir qu’il existait une place pour leurs compétences dans l’industrie de la construction.

C’est peut-être là que se trouve la plus grande contribution du GLIP.

Il ne contribue pas seulement à développer des solutions aux problèmes de construction d’aujourd’hui.

Il contribue aussi à former les personnes qui résoudront ceux de demain.